Depuis le 1er janvier 2026, le DPE collectif copropriété 2026 est obligatoire pour toutes les copropriétés à usage principal d'habitation d'au plus 50 lots, dès lors que leur permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Ce diagnostic évalue la performance énergétique de l'immeuble dans son ensemble, à la différence du DPE individuel réalisé lot par lot pour vendre ou louer.
L'obligation s'est appliquée par étapes : les copropriétés de plus de 200 lots depuis 2024, celles de 50 à 200 lots depuis 2025, et désormais toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille, depuis le 1er janvier 2026. Sur la Côte d'Azur, où une grande partie du parc immobilier de Nice, Cannes ou Antibes date d'avant 2013, cette échéance concerne un nombre particulièrement élevé de syndics et de propriétaires bailleurs, en pleine période d'interdiction progressive de location des logements énergivores.
DPE collectif copropriété 2026 : qui est concerné et depuis quand ?
La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a instauré cette obligation à l'échelle de l'immeuble entier, et non plus seulement lot par lot. Elle vise les bâtiments d'habitation collective dont le permis de construire est antérieur au 1er janvier 2013, période à partir de laquelle la réglementation thermique des constructions neuves rendait ce diagnostic moins utile.
Le calendrier complet depuis 2024
L'entrée en vigueur a été échelonnée selon la taille de la copropriété : depuis le 1er janvier 2024 pour les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus de 200 lots, depuis le 1er janvier 2025 pour celles comptant entre 50 et 200 lots, et depuis le 1er janvier 2026 pour toutes les copropriétés d'au plus 50 lots. Le décompte retient les lots principaux (logements, commerces, bureaux), sans les annexes comme les caves ou les places de parking. Un immeuble de 15 ou 20 lots, très courant sur la Côte d'Azur, entre donc pleinement dans le champ de l'obligation depuis cette année.
Quelles copropriétés sont exemptées ?
Les immeubles dont le permis de construire a été déposé après le 1er janvier 2013 sont dispensés, leur conception ayant déjà été soumise à des normes thermiques strictes lors de la construction. Une copropriété qui dispose déjà d'un DPE collectif valide, réalisé après le 1er juillet 2021, n'a rien à refaire avant l'expiration de sa validité de dix ans. En revanche, les diagnostics réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025 et doivent être renouvelés.
Pourquoi cette obligation est liée à l'interdiction de louer les passoires thermiques
Le DPE collectif n'est pas qu'une formalité administrative. Il révèle la classe énergétique globale de l'immeuble et sert de base au plan pluriannuel de travaux (PPT), lui aussi rendu obligatoire par la loi Climat et Résilience. Or la classe énergétique conditionne directement le droit de louer chaque lot :
- Depuis le 1er janvier 2025 : tous les logements classés G sont interdits à la location pour tout nouveau bail, renouvellement ou reconduction tacite
- Depuis août 2022 : le loyer des logements classés F et G ne peut plus être augmenté entre deux locations ou lors d'un renouvellement de bail
- À partir du 1er janvier 2028 : l'interdiction de louer s'étendra aux logements classés F
- À partir du 1er janvier 2034 : elle s'étendra aux logements classés E
Pour un propriétaire bailleur dont le lot est classé F ou G, un bail en cours n'est pas résilié automatiquement, mais le locataire peut saisir le juge pour exiger des travaux ou une diminution du loyer, et le propriétaire ne peut ni relouer ni renouveler le bail sans mise en conformité. À cela s'ajoute un risque d'amende administrative de la DGCCRF en cas d'absence de mention de la classe énergétique dans une annonce de location. Le ministère de la Transition écologique détaille le gel des loyers et les interdictions de location applicables aux passoires énergétiques.
Le rôle du syndic et de l'agence immobilière face à cette nouvelle obligation
Pour le syndic, l'obligation ne se limite pas à commander un diagnostic. Il doit inscrire la réalisation du DPE collectif à l'ordre du jour de l'assemblée générale, faire voter le choix d'un diagnostiqueur certifié COFRAC, puis déposer le document dans le carnet d'entretien de l'immeuble, consultable par les copropriétaires et leurs locataires. À défaut d'inscription à l'ordre du jour, la responsabilité du syndic peut être engagée, et les transactions individuelles sur les lots concernés peuvent s'en trouver fragilisées.
Pour les agences immobilières qui gèrent des mandats de location dans ces copropriétés, l'enjeu est différent mais tout aussi concret. Elles doivent identifier, parmi les biens en portefeuille, ceux qui risquent de devenir invendables ou inlouables faute de travaux, et orienter leurs clients propriétaires vers une stratégie de rénovation avant que l'échéance ne devienne urgente. C'est aussi l'occasion de valoriser un accompagnement que peu d'agences proposent aujourd'hui de façon structurée. L'article Gestion locative : comment une agence immobilière se différencie vraiment de la concurrence détaille d'autres leviers pour se positionner sur ce type d'accompagnement.
Une fois les travaux votés en assemblée générale, reste la question logistique : coordonner plusieurs corps de métier (isolation, chauffage, menuiseries) sur les parties communes et parfois dans plusieurs lots en parallèle, sans multiplier les déplacements ni les délais. Domuse permet aux syndics de centraliser ces demandes d'intervention par immeuble et de suivre leur avancement, plutôt que de gérer chaque artisan séparément par téléphone. L'article Syndic de copropriété : comment gérer les interventions techniques sur les parties communes sans perdre de temps ? détaille cette organisation au quotidien.
Anticiper les travaux de rénovation énergétique en copropriété sur la Côte d'Azur
Le parc immobilier ancien de Nice, Cannes ou Antibes cumule deux contraintes propres au littoral : des immeubles construits avant les années 1970 avec une isolation d'origine souvent minimale, et une proportion importante de bâtiments situés en secteur protégé, où toute intervention sur les façades ou les menuiseries est encadrée par l'Architecte des Bâtiments de France. Ces deux facteurs allongent les délais de mise en conformité par rapport à une copropriété récente.
Les aides mobilisables pour financer les travaux
MaPrimeRénov' Copropriétés, les certificats d'économie d'énergie (CEE) et l'éco-prêt à taux zéro collectif peuvent se cumuler pour financer une part significative des travaux d'isolation ou de changement de chauffage collectif. Ces aides sont généralement conditionnées à un gain de performance énergétique minimal après travaux, ce qui rend le DPE collectif indispensable pour objectiver le point de départ et mesurer l'amélioration obtenue.
Le cas particulier des immeubles historiques protégés
Dans les secteurs sauvegardés du Vieux Nice, du Suquet à Cannes ou du centre ancien d'Antibes, une dérogation existe lorsque le coût des travaux nécessaires pour sortir un logement des classes F ou G dépasse 50 % de sa valeur vénale, ou lorsque l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France s'y oppose. Cette dérogation ne dispense pas de réaliser le DPE collectif, qui reste obligatoire, mais elle permet de continuer à louer un bien classé F ou G le temps que des solutions techniques compatibles avec les contraintes patrimoniales soient trouvées.
FAQ : DPE collectif copropriété 2026
Qu'est-ce que le DPE collectif copropriété 2026 et en quoi diffère-t-il du DPE individuel ?
Le DPE collectif évalue la performance énergétique de l'immeuble dans son ensemble (bâti, chauffage collectif, parties communes), tandis que le DPE individuel évalue un seul lot et reste obligatoire pour vendre ou louer ce lot précis. Le DPE collectif ne remplace jamais le DPE individuel : il sert de base au plan pluriannuel de travaux de la copropriété.
Ma copropriété compte moins de 10 lots, suis-je vraiment concerné en 2026 ?
Oui. L'obligation de DPE collectif copropriété 2026 s'applique à toutes les copropriétés d'au plus 50 lots dont le permis de construire est antérieur au 1er janvier 2013, sans seuil minimal de taille. Une petite copropriété de 6 ou 8 lots, fréquente dans l'ancien à Nice, entre pleinement dans le champ de l'obligation.
Qui décide de faire réaliser le DPE collectif et qui le paie ?
La décision relève de l'assemblée générale des copropriétaires, votée à la majorité simple de l'article 24 de la loi du 10 juillet 1965. Le coût est ensuite réparti entre tous les copropriétaires selon les tantièmes de charges communes, indépendamment de la classe énergétique de leur lot individuel.
Que risque un syndic qui n'a pas fait réaliser le DPE collectif obligatoire ?
Le syndic qui n'inscrit pas cette obligation légale à l'ordre du jour de l'assemblée générale engage sa responsabilité professionnelle. Au-delà du risque juridique, l'absence de DPE collectif fragilise les transactions individuelles sur les lots de la copropriété, les acquéreurs et leurs notaires demandant de plus en plus systématiquement ce document.
Le DPE collectif suffit-il pour continuer à louer un logement classé F ou G ?
Non. Le DPE collectif informe sur la performance de l'immeuble, mais c'est le DPE individuel de chaque lot qui détermine si ce lot précis peut être loué. Un immeuble globalement classé D peut très bien contenir des appartements individuellement classés F ou G, soumis aux mêmes restrictions de location que n'importe quel autre logement énergivore.






